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Témoignage de Mme Yvonne Maloney Blais Nous vous présentons sur cette page Web le témoignage intégral de Mme Yvonne Maloney Blais. Le bulletin diocésain L'Église de Gaspé a publié à l'automne 2011 des extraits de ce témoignage, en trois volets: 1re partie: numéro de septembre 2011; 2e partie: numéro d'octobre 2011; 3e partie: numéro de novembre 2011. Mme Blais est bien connue dans le diocèse de Gaspé. Originaire de La Martre, elle est un personnage emblématique de la région. Elle a d'abord été enseignante à Sainte-Anne-des-Monts et professeur au Cégep de la Gaspésie et des Îles depuis 1968. Elle est reconnue pour avoir été une femme particulièrement engagée.
Parcours humain et spirituel
Au Québec, suite aux recommandations du Rapport Parent, la fondation des CÉGEP (Collèges d’enseignement général et professionnel) se situe en 1968. C’est en cette année que les institutions d’enseignement post-secondaire fermèrent leurs portes : Collèges classiques, Instituts familiaux, Écoles normales, etc. Comme enseignante à l’École normale de Sainte-Anne-des-Monts, je me voyais sans emploi. C’est à M. l’abbé Jude Hughes, là où je l’ai rencontré, que je dois mon entrée au Collège de la Gaspésie en septembre 1968, année où il devint directeur général de ce nouveau Centre d’éducation situé dans les locaux jadis occupés par le Séminaire de Gaspé. Je devenais alors professeur de psychologie et, plus tard aussi, chargée de cours à l’UQAR (Université du Québec à Rimouski). Comme la ville de Gaspé m’était inconnue, j’ai désiré faire connaissance avec ses habitants et c’est par le biais des parents de mes étudiants de Gaspé et des environs que mon cercle d’ami(e)s et de connaissances s’agrandit. À la demande explicite de Mme Eileen Perry, responsable des Communications au bulletin diocésain L’Église de Gaspé, je viens vous entretenir de mon parcours personnel présenté dans le sens chrétien.
1. ENGAGEMENTS DANS LE DOMAINE DES COMMUNICATIONS C’est par une dame de Gaspé, désirant améliorer les communications dans notre milieu, que je fus invitée à faire partie d’un comité plus tard nommé Diffusion Gaspésie Inc. en mars 1972. Suite aux intéressantes délibérations de ce groupe eurent lieu notre première fondation, soit l’hebdomadaire régional Le Pharillon (1973) et la seconde, Radio-Gaspésie Inc. (1978) devenue notre radio communautaire de type FM (CJRG) suivies d’autres dossiers relatifs aux communications et répondant mieux aux désirs de la population. Ce que j’ignorais lors de l’ouverture de ces deux importants moyens de communications, c’est que je serais amenée à y participer : dans le Pharillon, par la chronique La Barque de Pierre mise sur pied par l’historien, l’abbé Michel Lemoignan. Ces articles inspirés de l’Évangile permettaient aux participant(e)s d’exprimer leur foi et leurs croyances; comme membre-fondatrice de Radio-Gaspésie, il m’était facile de participer aux activités de la programmation. Sur invitation de l’abbé Claude Allard, alors vicaire général et directeur du Centre de pastorale diocésaine, je fis partie d’une équipe chargée de mettre sur pied une émission à caractère chrétien « À la barre du jour », d’une durée de trois à quatre minutes, plus tard devenue « La minute de réflexion » (60 sec.) durant treize ans et en 1998, « Au cœur de la vie » (1 min.) dont j’ai pris la charge à la demande de Radio-Gaspésie avec, depuis un an, la collaboration de Mme Pauline Robichaud de Gaspé. Disons que toutes ces personnes agissaient et agissent encore à titre bénévole et que je suis toujours heureuse, après 33 ans, de manifester ma foi par différents textes selon les temps liturgiques, la vie de l’Église et des événements appropriés. 2. PASTORALE ET SPIRITUALITÉ Renouveau charismatique À l’été 1974, je fis connaissance avec le Renouveau lors du Congrès national tenu au PEPS de l’Université Laval en ignorant que cet événement me conduirait aussi loin, jusqu’à aujourd’hui. Dès décembre 1974, les bases d’un groupe avaient lieu à Gaspé, mais c’est le 30 janvier 1975 que je participai à une première réunion de ce groupe et qu’en février de la même année que j’assistai au premier « Séminaire de la vie dans l’Esprit ». Dès janvier 1976, sur invitation, je participais à une première réunion du groupe de soutien. Notre groupe s’agrandit rapidement à l’accueil de participant(e)s de Rivière-au-Renard, Saint-Maurice, L’Anse-au-Griffon, Douglastown, Saint-Georges, Barachois, etc., tellement qu’un soir où j’animais une réunion, au moment de l’enseignement, je me retrouvai devant 78 personnes. Impressionnant ! Les congrès diocésains, les « Séminaires de la vie de l’Esprit », les « Séminaires de croissance », les nombreuses sessions animées par des personnes-ressources à la Maison de Retraites des Caps-Noirs (New Richmond) contribuaient à toujours mieux nous faire comprendre la richesse, la profondeur du Renouveau ainsi que les charismes, dons reçus pour les autres, en vue d’aider à grandir dans la foi. Un jour, quelle surprise ! Je fus invitée à agir comme secrétaire des Assemblées des Répondants diocésains (2 fois l’an), tenues à Sillery (Québec). J’y servis là pendant dix ans. Cette agréable tâche me donna l’avantage d’acquérir une vision élargie du Renouveau. Plus tard, une autre surprise m’attendait : le président d’une plus haute organisation du Renouveau fit appel à mes services afin de rédiger la « Fiche d’animation » de la revue Selon sa Parole, revue s’adressant aux groupes de prières. Ce service tout spécial dura dix ans. Sous l’habile direction du Comité diocésain alors formé, des groupes charismatiques surgirent dans tout le diocèse, Gaspésie – Iles-de-la-Madeleine. Quant à moi, membre de notre groupe de prières depuis plus de trente-cinq ans, diverses tâches me furent confiées : responsable du groupe de Gaspé, responsable régionale pour les groupes de Saint-Maurice, Rivière-au-Renard, Gaspé (les deux premiers fermés il y a quelque temps), et membre du Comité diocésain. Peu à peu, les groupes de plusieurs paroisses du diocèse ont dû mettre fin à leurs pratiques, faute de relève et d’après l’âge avancé des membres. Actuellement, notre Répondant diocésain, l’abbé Marcel Blanchard, et notre responsable diocésaine, S. Caroline Gasse, r.e.j., assurent le fonctionnement et le soutien des groupes de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. À Gaspé, notre groupe se réunit chaque semaine. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans les cœurs. Diaconat permanent Au cours des années ’80, notre évêque, Mgr Bertrand Blanchet, fit appel au responsable des services diocésains, M. l’abbé Claude Allard, en vue de former un comité diocésain puisqu’un candidat avait formulé le désir de devenir diacre permanent. M. l’abbé Claude Allard m’invita à faire partie de ce comité. Il s’agissait de l’instauration du diaconat permanent dans notre diocèse. Notre tâche consistait, après avoir pris connaissance des documents relatifs au diaconat permanent des autres diocèses du Québec, à constituer notre comité sur des bases solides, à former un comité local dans les paroisses où se trouvait un candidat, etc. Notre travail se termina au moment où fut créé le comité des ministères en 1998. Comme j’aime le travail d’équipe, malgré quelques difficultés rencontrées au cours de nos démarches, je conserve un très bon souvenir des tâches réalisées et des personnes avec qui j’ai collaboré, sachant que nous réalisions, à notre mesure, une œuvre d’Église. Développement et Paix L’organisme Développement et Paix a été fondé en 1967 par les Évêques catholiques du Canada dans le but de venir en aide aux pays en voie de développement. Au début des années ’80, à l’invitation de M. l’abbé Claude Allard, v. g., responsable de la pastorale diocésaine, j’ai accepté de faire partie d’un premier comité et c’est en 1983, année de ma pré-retraite de l’enseignement, qu’eut lieu la fondation du Conseil diocésain. Avec la collaboration de Mme Ginette Guay, responsable régionale à Rimouski, nous nous sommes mis à l’œuvre afin de former des comités locaux dans les paroisses du diocèse, Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. Après quelques années, je fus élue à la vice-présidence puis à la présidence, ce qui exigeait de nombreux déplacements vers la Baie-des-Chaleurs et ailleurs dans le diocèse ainsi qu’à Cap-Rouge (Québec) et Montréal pour les Assemblées provinciales. À la demande de M. Normand Brault, alors directeur au bureau national (Montréal), j’eus le plaisir d’animer une Assemblée provinciale à Cap-Rouge, assistée par des membres du Conseil diocésain où tous les membres avaient réalisé un important travail de préparation à ce grand rassemblement. À l’occasion du 25e anniversaire de Développement et Paix (1992), j’eus l’honneur de recevoir du Conseil national un certificat honorifique voulant signaler mon « engagement exceptionnel et soutenu à la solidarité internationale… » (ceci dit en toute humilité). Quelques années plus tard, après deux annonces aux assemblées générales du Conseil diocésain, je fis connaître mon désir de quitter la présidence, non sans avoir préparé la relève, ce qui arriva à la troisième assemblée générale. Aujourd’hui, la cause de Développement et Paix me tient toujours à cœur et il me fait plaisir de soutenir les activités du comité local, toujours actif, à l’occasion des deux campagnes annuelles. Les EVC Les Exercices spirituels dans la vie courante (EVC) selon la spiritualité de Saint Ignace de Loyola, suscitaient chez moi un grand intérêt. Un prêtre de Gaspé, mon accompagnateur spirituel (et qui l’est encore actuellement) eût la générosité de m’accompagner, de 1982 à 1985, dans cette démarche spirituelle d’une grande profondeur. En juillet-août 1986 (6 semaines), je me rendis à Villa-Manrèse, Québec, suivre une session portant sur les Exercices spirituels de Saint Ignace, et ayant comme sujet : La formation à l’accompagnement spirituel. Dès l’année suivante, j’ai aimé suivre une session d’une semaine à Villa-Manrèse, en complément aux EVC, à propos du Discernement spirituel personnel et communautaire. Les trois sujets traités ci-haut demeurent de solides points d’appui à ma vie spirituelle, m’habilitent à l’accompagnement spirituel et à la relation d’aide. La RencontreCe mouvement, fondé par le père Henri Roy, a connu une véritable « révolution spirituelle » importante après le Concile Vatican II, au Québec, particulièrement en Gaspésie et dans d’autres régions. En 1974, à la Maison de Retraites des Cap-Noirs, j’ai eu l’occasion de vivre cette fin de semaine intensive avec deux animateurs chevronnés, M. l’abbé Christian Beaulieu et M. André Daigneault (ordonné plus tard au sacerdoce). Les conférences, le travail en équipe, la prière et le chant ont fortifié ma foi. La Rencontre est suivie d’Après-Rencontres. C’est alors que nous allions, M. l’abbé Claude Allard et moi, animer dans les groupes des environs regroupés à Gaspé, Saint-Maurice et autres. Moments vivants et fraternels qui demeurent gravés dans ma mémoire, moments d’évangélisation, de transmission de la Parole de Dieu qui réchauffaient mon cœur et confirmaient mes charismes personnels, dons de l’Esprit. Foi et Partage Célèbres aussi furent les retraites d’une semaine de « Foi et Partage » avec M. Jean Vanier, animateur bien connu, fils du gouverneur général Georges Vanier. J’ai eu le bonheur de vivre ces temps forts en 1974 et 1984, au CÉGEP de Matane. Les prédications d’une durée d’une heure avec ce « prophète de notre temps », n’ayant comme seule référence écrite que sa Bible qu’il ouvrait à peine, une ou deux fois, produisaient un effet ressenti dans les groupes comptant plusieurs personnes handicapées, jeunes et adultes, dont plusieurs en fauteuils roulants. Pour ma part, ces deux temps forts de ma vie spirituelle m’ont permis d’échanger avec des parents d’enfants handicapés physiquement ou mentalement et d’augmenter en moi le charisme de compassion face à la souffrance humaine. Visite du Pape Jean-Paul II au Canada La visite du Pape Jean-Paul II dans les provinces canadiennes eut lieu en septembre 1984. Pour nous, le point de rencontre se situait le 9 septembre au Stade de l’Université Laval, Québec. L’abbé Claude Allard, responsable de la pastorale diocésaine, occupait la fonction de la direction régionale de tous les comités. Il fit appel à ma participation en me confiant le rôle de responsable des transports, de la Gaspésie à Québec. Il s’agissait de m’assurer du moyen de transport choisi par chaque pèlerin : automobile, autobus, train, avion, etc. et du nombre de ceux et celles qui se déplaceraient vers Québec. Ces statistiques étaient transmises à chaque quinze jours à un agent de la Sûreté du Québec basé à Rimouski. De plus, il nous fallait, l’abbé Claude Allard et moi, parcourir la Gaspésie afin de trouver un(e) responsable pour chaque paroisse, puis vérifier le travail accompli et tenter de résoudre les difficultés, et enfin, remettre à chaque participant(e) le macaron qui permettrait l’entrée sur le territoire réservé. Et quelle joie de nous rencontrer dans cet immense espace, secteur « Bleu-C », face à l’estrade où la célébration fut présidée par le Pape Jean-Paul II et de nombreux co-célébrants. En ces précieux moments, de riches grâces inondaient mon cœur. Prédication diocésaine Au cours des années 1988-1989, à la demande de Mgr Bertrand Blanchet, des religieux Montfortains assurèrent la prédication dans les paroisses de la Gaspésie. Il fut décidé – fait nouveau – que des laïcs, hommes et femmes, accompagneraient chaque prédicateur. Une place me fut réservée, que j’acceptai avec bonheur. J’allais donc accompagner les pères Montfortains, quatre soirs / semaine dans quatre paroisses, soient Saint-Majorique, Cap-aux-Os, Gaspé, Cap-d’Espoir. Il s’agissait de se partager une heure ou plus de 5 en 5 minutes chacun, entrecoupées de chants. Cet exercice exigea de moi de nombreuses heures de recherches bibliques et de préparations lointaine et immédiate à ces enseignements choisis par les pères Montfortains. J’ai apprécié cette expérience vue comme un service d’Église, une pastorale de la parole accompagnée de Paroles de Dieu. Me revient en mémoire ce thème diocésain d’une année antérieure : « Chacun selon le don reçu » (1 Pi 4, 10) Certificat d’animation pastorale Au mois de juin 1983, après avoir décidé de prendre une pré-retraite de l’enseignement de la psychologie, après quinze ans au Collège de la Gaspésie (afin de faire place à une jeune dame de notre secteur toujours à temps partiel), j’ai voulu m’inscrire à un Certificat d’animation pastorale (30 crédits) offert par l’UQAR (Université du Québec à Rimouski) dans les locaux du CÉGEP. À mon grand plaisir, l’ensemble des cours réservait une large place aux Documents conciliaires de Vatican II. Là encore, ces cours me demandèrent une certaine dose d’énergie et plusieurs heures de recherches et de rédaction de travaux exigée pour chaque cours. La richesse de ces enseignements distribués par des professeurs compétents et expérimentés m’incite à rendre grâce au Seigneur pour ces nouveaux acquis inscrits dans ma démarche spirituelle accompagnant ma soif d’apprendre.
3. ÉVÉNEMENTS INATTENDUS Avant de poursuivre ce résumé de mon vécu spirituel et humain, il me faut faire état d’un événement tout à fait inattendu. En septembre 1969, 2e année d’enseignement au Collège de la Gaspésie, un nouveau professeur, M. Florent Blais, s’ajouta au Département de philosophie. Quant à moi, s’agit-il d’un « coup de foudre » ou de connivences de pensées et de valeurs? Nos échanges débouchèrent sur des fiançailles et un mariage célébré par notre évêque, Mgr Gilles Ouellet, dans une chapelle privée de la cathédrale en juin 1970. Notre amour grandissait de jour en jour, mais, hélas ! il fut de courte durée. En février 1973, un infarctus impitoyable vint me ravir cet époux tant aimé, âgé de 49 ans seulement. Comment accepter cet événement, lui aussi inattendu? Puisant aux ressources de ma Foi, avec l’aide et le soutien de mes confrères et consœurs, de mes étudiants, de ma famille, de mes ami(e)s, de mon accompagnateur spirituel, de la prière et des sacrements, je trouvai la force et le courage afin de vivre, dans la sérénité, les étapes du deuil et de poursuivre mon enseignement.
4. ŒUVRES SOCIALES ET CARITATIVES Centre d’action bénévole En 1986, un comité provisoire fut formé dans le but de mettre sur pied un Centre de bénévolat, désir d’une bonne partie de la population du Grand Gaspé. J’acceptai avec plaisir de faire partie de ce comité. En 1987 eut lieu l’ouverture du Centre de bénévolat plus tard nommé Centre d’action bénévole et suite à un concours parmi les membres, Centre d’action bénévole Le Hauban Inc. Comme membre dès les débuts, j’énumère ici, sans détails, les tâches choisies et acceptées à ce Centre : popotte roulante, accompagnement-transport, appels téléphoniques réconfortants, visites d’amitié et de support, programme P.A.I.R., aide aux paniers de Noël, semaine de l’action bénévole, et depuis quelques années, correction des textes de notre journal Inter-Cœurs et de toute correspondance, selon les besoins, relation d’aide, etc. C’est à la suggestion du Centre d’action bénévole Le Hauban que, le 20 mai 2001, je devins récipiendaire du prix Hommage bénévolat Québec au Salon rouge de l’Assemblée nationale. Journée (et marche) Terry Fox C’est aussi à la suggestion du Centre d’action bénévole qu’en 1989, j’ai accepté la tâche de responsable régionale de l’organisation de la Journée Terry Fox annuelle dans le plus grand nombre de localités possible. Les participant(e)s de la marche recueillent des dons pour la recherche et la prévention du cancer. Ce bénévolat dura dix années consécutives. Programme Katimavik À l’occasion des Fêtes de Gaspé ’84, célébrant le 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier à Gaspé et le passage des grands voiliers, un groupe Katimavik, jeunes filles et garçons ainsi qu’un chef de groupe furent accueilli(e)s à Gaspé, pour un séjour de trois mois afin de participer aux préparatifs de ces Fêtes avec toutes les tâches inhérentes. J’ai estimé faire partie du Comité d’accompagnement de ces jeunes et parfois, du chef de groupe afin de faciliter sa tâche. Club social féminin En 1982, un groupe de femmes prit naissance à Gaspé. Dès cette année, sur invitation, j’acceptai d’en faire partie, j’y voyais là l’occasion de manifester ma foi, d’exercer mon rôle d’éducatrice et mon apport psychologique dans le but de servir comme l’indique la prière pour les vocations qu’a remise Mgr Jean Gagnon à tous ses diocésain(e)s. « Donne-nous la générosité de mettre nos talents au service de nos frères et sœurs et de prendre une part active dans la vie de notre communauté ». Au cours du fonctionnement de ce club, toujours actif depuis près de 30 ans, (mais qu’il m’a fallu quitter, faute de temps), j’ai pu répondre à des invitations concernant des conférences sur des sujets proposés. La joie de la rencontre est toujours présente en ces moments privilégiés. Auxiliaires bénévoles du Centre hospitalier Mgr Ross Ce comité, fondé au C. H. Mgr Ross en 1978, attira très tôt mon attention. Durant dix ans, j’ai eu le plaisir de visiter des malades chroniques, d’assister régulièrement aux réunions où des plans d’interventions facilitaient notre présence auprès de nombreuses personnes souffrantes et d’exercer mon charisme de compassion en écoutant avec empathie. Guidisme et scoutisme Suite à mon rôle de cheftaine, de commissaire de district, de commissaire diocésaine vécu à Sainte-Anne-des-Monts, la tâche de chef de groupe, du groupe Jacques de Lesseps de Gaspé me fut confiée. Le but de ce regroupement était d’établir des liens entre guides et scouts réunis sous un même conseil d’administration tout en considérant les structures de fonctionnement et les activités de chaque groupe. J’ai eu le plaisir de participer aux réunions du c.a. et de vivre d’agréables moments avec ces jeunes « toujours prêts », de 1973 à 1976. Collecte paroissiale et diocésaine En 1984, une collecte annuelle fut organisée par des marguilliers en vue d’assumer les dépenses de la Fabrique Saint-Albert de Gaspé. Au cours de ces collectes annuelles, une tâche me fut attribuée : la distribution d’enveloppes de sollicitation dans les appartements de notre immeuble et dans les foyers environnants. En parallèle, une collecte diocésaine annuelle avait lieu. Plus tard, une collecte conjointe diocèse-paroisses fut organisée, où les résultats seraient répartis en parts égales. En 1986, les marguilliers mettent en marche la loterie de la Fabrique. Les billets d’une valeur de 100 $ sont vendus par une équipe de bénévoles. Un tirage hebdomadaire a lieu, de 250 $ et de 500 $ à Noël. Pour l'année 2011-2012, ces montants sont doublés et annoncés sur les ondes de Radio-Gaspésie le dimanche à 11 h. Ces collectes paroissiales existent depuis 27 ans et j’y participe depuis ce temps.
En concluant le récit de mon parcours humain, à connotation spirituelle, en toute humilité, je ne peux que rendre grâce au Seigneur pour sa présence constante dans ma vie. Il me faut rendre hommage aux nombreuses personnes qui, à un moment ou l’autre, ont fait appel à mes capacités ainsi qu’à celles avec qui j’ai eu le plaisir de prendre des engagements dans des causes qui, à mes yeux, méritaient l’investissement de mes énergies. Et que de fois, au cours de ces heures données, ai-je goûté comme un « supplément d’âme » (Henri Bergson), ce surcroît de grâce gratuit et comblant qui insuffle le goût de poursuivre, d’aller plus loin. « Le service est au cœur même de toute vocation au sein de l’Église », dit un jour le Pape Jean-Paul II. En effet, c’est bien en Église qu’un service désintéressé prend tout son sens et élargit les horizons, nous amenant à découvrir en soi des « ressources inespérées ». Yvonne Maloney Blais 17 août 2011
La dernière mise à jour de ce site date du 15/02/12 Site last update du 15/02/12 |